ULTRA-FOND

Dénivelé cumulé : + 3700
Cet itinéraire de 151 km s’étend du cœur du Val d’Aran aux départements français de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Avec 6 cols de montagne d’un dénivelé total de 3700 m + qui ont été et seront les protagonistes de grands circuits : Le Col de Balès de catégorie spéciale, le Portillon français (section chronométrée) et le Guardader d’Arres (goudronné pour l’occasion) tous deux de première catégorie. Ces ascensions seront les juges d’une course qui nous ravira par ses paysages extraordinaires.
PLAN DE BATALHER
Il s’agit d’une forêt de sapins particulièrement étendue avec des zones marquées par une végétation luxuriante.
L’ascension culmine au Pla Batalher, plus précisément dans l’aire de pique-nique située au milieu de la forêt.
De là commence une belle et vertigineuse descente pour atteindre le village d’Es bordes.
PORT DETH PORTILHON
L’ascension du col commence au village de Bossost. Il s’agit d’une ascension relativement facile et peu compliquée, avec une distance de 8,2 km ainsi qu’une pente moyenne de 7 % et maximale de 17 %. Son asphalte est en très bon état et la route offre de magnifiques vues sur la vallée. Le cadre idéal pour se remémorer les rencontres emblématiques du Tour de France.
En 2016, le Conselh Generau d’Aran a rendu hommage aux sept cyclistes espagnols vainqueurs du Tour de France, avec l’inauguration au point de vue de Portillón d’un monolithe en reconnaissance des étapes sportives des sept vainqueurs du tour français, Federico Martin Bahamontes, Luis Ocaña, Pedro Delgado, Miguel Indurain, Óscar Pereriro, Alberto Contador et Carlos Sastre, qui ont également chacun un jalon sur chacun des sept grands virages de la piste aranaise, avec leur nom et la date de l’édition où ils ont été proclamés vainqueurs du Tour de France.
COL DE BALÈS
Le sommet se trouve à 1 755 mètres, soit le point culminant de la course.
Ancienne piste forestière, dont le revêtement a été posé en 2006, elle fait partie de courses telles que la Route d’Occitanie, le Tour de France et le Tour d’Espagne.
L’ascension la plus difficile se situe sur le versant nord. Elle commence dans le village de Mauleón Barousse et se déploie sur une distance de 18,9 kilomètres de montée difficile, une pente moyenne de 6,3 % et avec plusieurs rampes de 10 et 11 % à partir du kilomètre 8 du col.
Ses superbes vues du sommet nous rappellent le passage par ce col de Thomas Voeckler ou d’Alejandro Valverde en première position lors de différentes éditions du Tour de France. On retiendra également l’anecdote d’Alberto Contador et Andy Schleck, dans laquelle la chaîne du coureur luxembourgeois s’est détachée à deux kilomètres du sommet, permettant au coureur madrilène de revêtir le maillot jaune à Bagnères-de-Luchon.
COL DU PORTILLON
L’ascension est abordée depuis Bagnères-de-Luchon, les participants feront donc l’ascension des deux côtés.
Le Col de Portillon situé du côté français est plus exigeant que celui du côté espagnol. La montée présente une dénivellation de 663 mètres et une moyenne de 6,5 %, avec des pentes maximales de 14 % et des virages en fer à cheval.
Les sections connues sous le nom de « ESCALETA » et « CASCADA » sont les sections à prendre en compte pour leur dureté, sans oublier la difficulté du dernier kilomètre découlant de la fatigue engendrée par le col et les kilomètres accumulés.
GUARDADER D'ARRES
Il s’agit d’une ascension très exigeante avec des rampes constantes de 12 à 14 %, sans pratiquement aucune pause pour reprendre son souffle.
Le départ du col se fait depuis le village de Bossost. Une route étroite nous mènera dans une forêt luxuriante et humide qui abritera les participants en leur offrant de l’ombre ou un abri. À partir du troisième kilomètre du col, 9 virages en fer à cheval nous attendent avant que la route ne s’élargisse et nous mène au sommet du col où elle adoucit (4 %) la dure montée qui culmine à 1 320 mètres.
CORNERET DE OCAÑA
Le 10 juillet 2016 se déroulait la cérémonie d’inauguration du monument en l’honneur de Luis Ocaña (1945-1994), cycliste espagnol qui a vécu son enfance à Arrós avant d’émigrer avec sa famille en France. Vainqueur du Tour de France en 1973 et du Tour d’Espagne en 1970, parmi de nombreux autres titres.
Habitué à s’entraîner sur le Portillon, Luis Ocaña voulait offrir la première place du col à ses voisins aranais lors du Tour de France de 1971, mais une chute dans la descente du Col de Mente lui fit abandonner le Tour de France, souffrant d’une fracture de la clavicule. Dans des déclarations à la presse, il a déclaré textuellement : « Ma clavicule ne me fait pas mal ; mon cœur me fait mal, du fait que je ne peux pas voir mes voisins dans le Portillon ». Sans doute l’une des anecdotes dont on parle le plus dans la vallée d’Aran. Ce jour-là, selon les habitants, personne d’autre n’attendait le grand Luis Ocaña à l’ascension du col.